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LOGRIAN-FLORIAN à travers l'histoire

LOGRIAN- FLORIAN, canton de Sauve, arrondissement du Vigan d’après le dictionnaire topographique du Gard de 1909.

Epoque Gallo-Romaine :  Villa Logradano,

1001 P. de Logriano,

1161 Logrianus,

1160 B. de Logriano,

1256 Logriano,

1384 Logrian,

1435 Le prieuré St Martin de Logrian,

1579 Lougrian, balhage de Sauve,

1582 Lougrian,

1789 Logrian

Avant 1790, Logrian faisait partie de la viguerie de Sommières et du diocèse de Nîmes, archiprêtré de Quissac.

En 1384, on y comptait qu’un seul feu.

Le prieuré-cure de Saint Martin de Logrian valait 800 livres ; l’évêque de Nîmes en était le collateur.

Une ordonnance  du 22 novembre 1829 a réuni les deux hameaux : Comiac et Florian, à Logrian. L’ancienne commune de Comiac de Florian disparut et la commune pris alors le nom de : Logrian-et-Comiac-de-Florian.

Lorsque Comiac fut rattaché à St Jean de Crieulon, dans les années 1970,  la commune pris le nom de Logrian-Florian en hommage à l’écrivain qui en était originaire. De plus, sa famille étant éteinte, la commune a pu récupérer le blason – Ce nom est toujours en vigueur à ce jour

 

Démographie : Population 269 hab. (2010) Densité 26 hab./km² – 277 hab en 2011 – 272 hab. en 2014 – 280 hab en 2017 – 

Coordonnées : 43° 57′ 24″ Nord –   4° 01′ 47″ Est Altitudes -mini. 74 m — maxi. 186 m

PATRIMOINE :

   EGLISE  ST MARTIN 12 ème siècle

  CAMPANILE de la tour de l’horloge

        TOUR DE GUET dite Tour de l’Horloge 12ème  – 

Pour en savoir + sur son histoire  : Logrian-Tour-de-guet

     TEMPLE : 19ème

 FONTAINE DE LA PARAMELLE dite fontaine des amoureux

FONTAINE DE LA CAPELANE

  CAPITELLE en garrigue

CHATEAU DE LA ROUVIERE 17ème sur assises 12ème

CHÂTEAU DE FLORIAN  où naquit le célèbre fabuliste FLORIAN

C’est le grand père du fabuliste Jean Pierre Claris de Florian qui fit construire ce beau château au XVIIème siècle au lieu dit Florian, du latin florens, fleurissant. Des vergers et jardins à la françaises l’entouraient.

Plusieurs fois remanié, c’est la famille CABANE qui lui donna son architecture actuelle.

Jean Pierre Claris de Florian, issu d’une famille noble et vouée à la carrière des armes, est né au château de Florian, sur la commune de Logrian. Sa mère, d’origine espagnole meurt lorsqu’il est enfant et il est élevé au château de Florian. Son oncle ayant épousé la nièce de Voltaire, c’est à dix ans, en juillet 1765 lors d’un séjour à Ferney, qu’il est présenté au célèbre écrivain, son grand-oncle par alliance, qui le surnomme Florianet.

A treize ans, il devient page au service du duc de Penthièvre puis entre quelques années plus tard à l’école royale d’artillerie de Bapaume. À sa sortie, il sert quelque temps comme officier dans le régiment des dragons de Penthièvre. La vie de garnison ne lui convenant pas, il sollicite et obtient une réforme qui lui conserve son grade dans l’armée mais lui permet de suivre le duc de Penthièvre à Anet et Paris (un petit appartement lui était réservé à l’Hôtel de Toulouse) et de s’adonner entièrement à la poésie. Le duc de Penthièvre, qui lui avait donné à sa cour le titre de gentilhomme ordinaire, resta sa vie durant son ami et son protecteur. jean-pierre-claris-de-florian

Il est élu membre de l’Académie française en 1788 après avoir vu deux de ses œuvres couronnées par cette institution. Contraint, en tant que noble, de quitter Paris lors de la Révolution française, il se réfugie à Sceaux. Malgré l’appui de son ami François-Antoine de Boissy d’Anglas, il est arrêté en 1794, l’épître dédicatoire de Numa Pompilius qu’il avait écrite à la reine huit ans plus tôt, le desservant devant le Comité de sûreté générale. Remis en liberté le 27 juillet grâce à Boissy d’Anglas, il meurt subitement le 13 septembre, à l’âge de trente-neuf ans, probablement des suites de sa détention.

Il est enterré à Sceaux où sa tombe a été érigée en sanctuaire des Félibres, association culturelle et littéraire créée par Frédéric Mistral au milieu du XIX e siècle. Elle se trouve dans le Jardin des Félibriges, entourée de bustes des membres célèbres de l’association. Chaque année, à la fin du printemps s’y déroule une manifestation commémorative : les Fêtes Félibréennes de Sceaux.

Jean-Pierre Claris de Florian est particulièrement connu en tant que fabuliste, ses fables étant unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de la Fontaine. Le critique Dussault (1769-1824) écrit dans ses Annales littéraires : « Tous ceux qui ont fait des fables depuis La Fontaine ont l’air d’avoir bâti de petites huttes sur le modèle et au pied d’un édifice qui s’élève jusqu’aux cieux ; la hutte de Florian est construite avec plus d’élégance et de solidité que les autres et les domine de plusieurs degrés ».

Cent douze fables de Florian ont été publiées de son vivant et douze de manière posthume. Les morales de certains de ses apologues sont encore citées couramment, comme « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Le Grillon), « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées » (Le Vacher et le Garde-chasse) ou « L’asile le plus sûr est le sein d’une mère » (La Mère, l’Enfant et les Sarigues). Quant aux expressions « éclairer sa lanterne » ou « rira bien qui rira le dernier », elles sont tirées respectivement des fables Le Singe qui montre la lanterne magique et Les deux Paysans et le Nuage.

Toutefois, il a aussi écrit des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des pastorales (Estelle et Némorin), des contes en prose ou en vers, une traduction très libre du Don Quichotte de Cervantès et de nombreux poèmes dont la plupart ont été mis en musique (plus de 200 partitions). La romance la plus connue est « Plaisir d’amour » , qui figure dans la nouvelle Célestine, mise en musique par Jean Paul Égide Martini.

 

  

Lac de la retenue du barrage de la Rouvière où les amoureux de la pêche et de la nature se retrouvent